Lundi 9 mars 2009

Vieille chanson que j'avais écrite il y a quelques années et vaguement mise en musique aussi, totalement pas autobiographique.

Tu voulais qu'on se revoie
En sachant que c'est fini

Que l'amour en reste là

Et qu'on se voie en amis.

Ca, c'est typiquement toi

C'est ta spécialité

C'est le genre de contrat

Que j'ai pas à signer.

Je dirai pas qu'j'ai accepté

Par erreur ton invitation

Tu vois bien qu'j'ai retrouvé

Le chemin de not'maison

J'ai dû sécher mes larmes
J'ai dû baiser tes armes
Et comme les fleurs ça fait con...
J'ai ramené une bouteille.


Et moi, comment je vais ?
Tu vois bien : à demi.
Ma nouvelle coupe te plaît,
C'est chouette qu'on soit amis...
J'écoute plus, c'est fini,
Toutes ces banalités,
J'aime bien quand tu souris,
Même si c'est qu't'es gênée...

Tu m'dis qu'ça t'fait plaisir
Que j'ai refait ma vie
J'approuve d'un sourire
Mais y'a qu'toi qui le dis
Un silence. Deux glaçons.
Des souvenirs de notre vie.
Allez, chérie, trinquons...
A mes mélancolies


Je me souviens encore
De ce rival charmant
Ce bel homme grand et fort
Qui était ton amant
C'est sûr, j'étais un con,
Et tu n'aimais que lui,
N'empêche, où est-il donc ?
Et qui te tient compagnie ?

J'te vois retenir les pleurs,
Rattraper ta fierté,
Mais pour moi tes douleurs
Ne sauraient se camoufler
Et dans l'ancienne maison,
Encore une nouvelle vie,
Allez, chérie, trinquons...
A tes mélancolies


On s'oblige à mentir
Tant à l'autre qu'à nous-mêmes
On se force à sourire,
A refouler nos "je t'aime"
On ira ptêt au lit,
Juste pour se rappeler,
Moi je passerais bien ma vie
Rien qu'à te regarder.

Perdus entre un passé
Qui pèse sur nos coeurs,
Et l'avenir bien pensé
Qu'ont réécrit nos heures,
Et dans l'ancienne maison,
Enfer ou paradis ?
Allez, chérie, trinquons
A nos mélancolies
A nos mélancolies


Dans les yeux dernièrement : L'Etrange histoire de Benjamin Button de Fincher, plutôt bon.

Dans les oreilles en écrivant : Une playlist de chanson française.

Humeur : On sauve les meubles.

Par Robert Mudas - Publié dans : Dix vers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009

Citation du jour :
 "A mort le FRÄH ! Vive le FRÜH !"

Inscription sur un mur dans une des toilettes de la Sorbonne.

Aujourd'hui, un petit questionnaire sur la lecture emprunté au hasard de mes errances sur le Net :


 - Plutôt corne ou marque-page ?

  Arf, j'ai honte dès la première question. Alors, à vrai dire, je suis normalement plutôt "marque-page" par maniaquerie précautionneuse. Par "marque-page" j'entends d'ailleurs "photographie", et j'ai une pensée émue pour toutes ces photos de ma vie perdues dans des livres de bibliothèque ou de CDI...
  Donc "marque page" mais depuis la prépa j'ai une facheuse tendance à corner les pages importantes que je veux noter dans mes livres d'étude. J'ai jamais trop aimé le surligneur et de toute façon j'en ai jamais sur moi quand je lis dans le métro ou dans le train, alors je corne. Désolé...

 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

  Ca m'est arrivé, et c'est ainsi que j'ai rencontré des oeuvres qui m'ont parfois beaucoup marqué. J'aime beaucoup offrir ou recevoir des bouquins, je trouve que c'est une très belle transmission. (Marche aussi avec certaines BD)

 

 - Lis-tu dans le bain ?

  J'ai pas de baignoire, hélas. Mais je pense que non, je n'y lirai pas.

 (Mais par contre, je lis beaucoup de mangas ou BD dans les toilettes, histoire de pas perdre de temps ;) )

 

 - As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

  Tu suis pas, toi, si ?
En parlant de ça, je m'étais promis d'aller démarcher les maisons d'édition...

 

 - Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?
  A peu près la même chose que les sagas cinématographiques et les séries de BD : ça peut être mauvais comme ça peut être bon, sans qu'il faille généraliser.

  J'ai une profonde admiration pour Isaac Asimov, son univers cohérent et particulièrement son cycle Fondation.

 - As-tu un livre culte ?

  Si je devais en citer un, je dirais Océan Mer d'Alessandro Baricco, mais L'Enchanteur de Barjavel et L'Automne à Pékin de Boris Vian ne sont pas loin derrière.

 

 - Aimes-tu relire ?
  Carrément ! C'est un exercice assez particulier, surtout quand il s'agit d'une oeuvre lue dans sa jeunesse. J'ai relu plusieurs fois chacun des trois livres cités à la question précédente, et chaque relecture apportait une nouvelle vision (comme certains films comme Donnie Darko nécessitent plusieurs visions).

  Parfois aussi je me suis vu déçu par un truc que j'avais adoré à l'époque. Voilà pourquoi j'hésite à relire la saga des Fourmis de Werber...

 

 - Rencontrer ou pas les auteurs des livres que l'on a aimé ?
  Ma désillusion quant à Bernard Werber a eu lieu pendant une rencontre avec lui, pendant laquelle j'ai eu l'impression de revoir le sketch des Inconnus sur la secte du grand Skippy, donc je ne suis pas sûr d'être top favorable à l'idée. J'ai trop tendance, je crois, à projeter un intense respect sur un auteur, et la rencontre est rarement conforme à l'image idéalisée. De toute façon, Barjavel et Vian sont morts, et je ne parle pas italien.

 

 - Aimes-tu parler de tes lectures ?

  Carrément ! Comme vous le savez, j'aime beaucoup donner mon avis sur ce que j'apprécie ; par contre je m'abstiens généralement sur ce que je n'ai pas aimé, pensant que je n'ai juste pas su percevoir l'intérêt.

 

 - Comment choisis-tu tes livres ?

  En fonction de l'auteur très souvent, de conseils ou de cadeaux de temps en temps, et parfois sur un coup de coeur en librairie mais ça m'a rarement donné de belles rencontres.

 

 - Une lecture inavouable ?

  Le manga aux toilettes ? La philosophie dans le boudoir de Sade que j'ai relativement apprécié ? Je ne vois guère comment une lecture peut être inavouable, car même la philosophie du Kama-Sutra est très intéressante à lire !

 

 - Des endroits préférés pour lire ?
  Mon lit pour les romans ; les toilettes pour les BD (ça fait pas trois fois que je le dis ?)

 

 - Un livre idéal pour toi serait ?

Comprends pas la question.

 

 - Télé, jeux vidéos ou livres ?

Plutôt livres, devant les jeux vidéos et très largement devant la télé (sauf si on parle de films ou de séries, auquel cas la télé passe avant par manque de temps de concentration disponible...).


 - Lire et manger ?

  Non.

 - Lecture en musique, en silence ou peu importe ?

  Généralement en musique, mais alors pas de chanson française pour m'empêcher de la faire passer en activité de premier plan. J'ai beaucoup aimé l'idée de Werber qui conseillait une certaine bande son pour lire ses bouquins.

 - Livre électronique ? 

  Je n'aime guère l'idée, le support papier étant quelque chose de culturellement important.

Puis franchement, j'ai jamais aimé lire sur écran.

 - Le livre te tombe des mains, aller jusqu'au bout ?

  Quand j'étais jeune, je détestais ne pas aller au bout d'une oeuvre, par peur de passer à côté de quelque chose. Dernièrement, ça m'est arrivé pour Sous le Soleil de Satan de Bernanos, et je ne regrette pas vraiment.

  Par contre, mon regret concerne davantage certains bouquins que j'ai commencé à lire, que je n'ai pas eu le temps de finir, et que je ne comprends plus quand j'essaie de les reprendre. C'est le cas pour Nana, de Zola, très bon d'ailleurs, et que j'avais bien entamé en début d'année scolaire puis dû arrêter à cause de lectures obligées.

 

 - Es-tu pour le partage des livres ou préfères-tu une bibliothèque séparée de la personne avec qui tu vis ?
  Mes livres traînent dans ses rayons et les siens font de même chez moi. Mais je pense qu'en cas de séparation, chacun retrouverait son propriétaire !

 - As-tu des livres dédicacés ?
Des romans, je n'en ai qu'un, et il est vraiment pas terrible : il s'agit d'un de ces achats spontanés après discussion avec l'auteur. Des BD, j'en ai quelques unes parce que là ça a quand même méchamment la classe !
Et j'aime beaucoup écrire un petit mot sur la deuxième de couverture des livres que j'offre, comme une sorte de dédicace d'offrant à receveur. C'est peut-être prétentieux, mais quelqu'un m'a un jour offert Soie en y écrivant "Parce que le style ressemble au tien" et ça m'a beaucoup touché. C'était à vrai dire le début de mon histoire d'amour pour Baricco !

 - Tu lis quoi en ce moment ?

  CAPES oblige, je comble mes lacunes en littérature française. Après L'Education sentimentale de Flaubert et l'excellentissime Illusions Perdues de Balzac, je suis sur La Chartreuse de Parme de Stendhal, mais je n'avance guère.

 

Dans les yeux dernièrement : Revu Little Miss Sunshine et c'est quand même vachement bien.

Humeur : Travailleuse.

 

 

 

 


Par Robert Mudas - Publié dans : To be continued
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 21 janvier 2009
Citation du jour :
"Chuck Norris ne se gratte pas les couilles. Il les ponce."
Ce que j'aime avec les Chuck Norris Facts, c'est que c'est tout en finesse et poésie...



En ce moment, je me sens hanté par le spectre de Gad Elmaleh. Je m'explique : très souvent, en soirée/repas de famille/discussion avec un ami, j'entends quelqu'un parler de Gad Elmaleh. Cela peut prendre différentes formes, de la question "Tu as vu le dernier spectacle de Gad Elmaleh ?" (oui, "dernier" car c'est comme un artiste musical qui nous sort à chaque fois un CD phénoménal), au rebondissement sur anecdote "Ah ah ! C'est comme quand Gad Elmaleh il dit...". Les plus exaspérants seront les perroquets qui reprendront inlassablement, tout au long de la soirée, l'intégralité des sketches de Gad Elmaleh. Les chefs spirituels voudront vous faire découvrir le prodige car "Justement, on a amené le DVD !". C'est-y pas génial, ça ? Les entendre répéter les blagues en direct pendant tout le spectacle, à la manière de ceux qui chantent (fort !) pendant les concerts, c'est-y pas le pied intégral ?

Bref, je ne critique pas Gad Elmaleh en lui-même, dont les sketches sont effectivement souvent drôles. Je constate un phénomène de mode imparable qui fait qu'à chaque soirée quelqu'un parle de Gad Elmaleh. Et moi, ça m'écoeure et ça ne me donne pas envie de voir le spectacle proposé, mais plutôt de fuir une secte dont je ne comprends pas l'enjeu. Ces phénomènes de société sont courants : j'avais ressenti la même chose pendant la coupe de Rugby et le succès de Julien Doré (d'ailleurs je reparlerai de lui dans le prochain article...). Ce n'est pas l'artiste que je critique mais la réception qui donne l'impression qu'il n'y avait jamais eu de comique avant lui (et jamais de comédie française avant les Ch'tis selon les médias, d'ailleurs...).

Ainsi les gens nous regardent comme des extra-terrestres si nous répondons par la négative à la question effarée "Tu... Tu n'as pas vu le spectacle de Gad ?" Oui, Gad, car c'est devenu un intime qu'on appelle par son prénom : et j'ai souvent envie de répondre "Non, mais j'ai vu ceux d'Anthony, Jean-Marie et Laurent !". Ainsi la chanson "Petit oiseau, si tu n'as pas d'ailes, tu ne peux pas voler" est rentrée dans le domaine public, ainsi les gags de "Gad" deviennent des références obligées pour pouvoir parler entre amis.

 Et cette phrase : "C'est trop vrai !". Sur chaque blague, sur chaque anecdote du gourou, quelqu'un, parfois vous, parfois moi, sortira le fameux "C'est trop vrai", déclinable en "c'est tellement vrai" ou autres dérivés. Et bien je suis désolé, mais les gens nous saoûlent avec Gad Elmaleh. Et ça, c'est trop vrai.


Dans les yeux dernièrement : Slumdog Millionnaire, un pur bijou !
Humeur : Réparatrice.

Par Robert Mudas - Publié dans : French Beauty
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 16 janvier 2009


Citation du jour :
"Chuck Norris peut gagner une partie de Puissance 4 en 3 coups."


J'aime pas

quand on prononce pas la fin du mot "exact".
quand on dit qu'on étudie "en" Sorbonne.
quand on emploie mal le conditionnel à la "Si j'aurais su, j'aurais pas venu".
quand on n'emploie pas le bon pronom relatif à la "c'est le film que je t'avais parlé".
quand on appelle un email un "courriel".
quand on commence une conversation par "Tu vas me détester mais" : très très mauvaise accroche.
quand on écrit en texto dans autre chose qu'un texto ou des notes de cours.

Et j'aime surtout pas qu'on me reprenne mes fautes de grammaire !


Dans les oreilles en écrivant : Vincent Delerm, Quinze chansons
Dans les yeux dernièrement : Twilight et c'est mauvais, très mauvais, terriblement mauvais.
Humeur : Résurrectionneuse.

Par Robert Mudas - Publié dans : Le fabuleux destin de Robert Mudas
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 31 août 2008

Citation du jour :
"Ce n'est pas Chuck Norris qui vit sur Terre, c'est la Terre qui vit sous Chuck Norris"



Il était pas mort ce blog ?
Et bien si, mais là il est revivant, et si ça vous étonne, c'est que vous devez pas être habitués à lire du Marvel.
Plus sérieusement, j'ai envie de raconter une bonne anecdote "French Beauty" ce soir.

Cela s'est passé ce matin : j'étais en voiture, pour rentrer chez mes parents. Dans le village, et à une rue de la maison, je tombe sur une voiture abandonnée en plein milieu de la route, et accessoirement à la sortie d'un virage sans visibilité pour que ça soit plus marrant. Pas de warnings, pas de conducteur, mais le contact allumé.

Je me dis "Soit". Car, oui, des fois, on est d'humeur optimiste, et bon, soit, voilà, passons, oublions qu'il y aurait largement eu la place pour ce conducteur de se garer sur le trottoir, ayons également une pensée émue pour cet homme incompris qui un jour inventa les warnings, soit, passons.

D'une manoeuvre subtile et élégante, je contourne donc l'obstacle par la gauche, sans rien dire, sans même rien penser, avec l'optimisme qu'imposent les meilleures intentions du monde. Or, voilà que le fameux conducteur fantôme, qui était finalement - n'en tirons aucune conclusion déplacée - un représentant de la gent féminine, sort de la maison qu'il visitait pour une raison qui ne nous regarde pas. En me voyant dépasser son véhicule arrêté, la femme se presse et fait une grimace que je n'avais pas vue depuis la maternelle - un tirage de langue en bonne et due forme -, dans mon dos. Dans mon dos, sauf que je regardais dans le rétroviseur à ce moment et que j'ai tout vu du geste programmé pour être à mon insu. Je soupçonne même le volume de ma radio de m'avoir caché quelque juron ou insulte bien placée de la part de l'élégante.

Abasourdi, je freine et je m'arrête. L'optimisme anéanti, le "soit" relégué à d'autres circonstances, et la capital Tolérance en l'Humanité au bord du vide, je sors la tête par ma fenêtre ouverte et ose un énervé "Y'a un problème ?"
Car s'il y a une chose que je déteste en ce moment, c'est que l'on me prenne pour un paillasson et qu'on me marche dessus allégrement pour se détacher de toute la merde que l'on a en soi. J'ai décidé de ne plus me laisser marcher sur les pieds ou, tout du moins, j'ai décidé de ne plus sourire pendant que l'on me marchait sur les pieds.

La conductrice grommelle quelque "Oui bon ça va", "Je vous ai vu râler" ou bien "j'en avais pour deux secondes", inintelligible hélas, mais sur un ton de reproche, auquel je réponds par un "Je ne vous ai rien dit, madame."
Sur ce je redémarre et m'en vais ; non pas que l'idée de descendre de ma voiture pour aller lui dire ses quatre vérités ne m'ait chatouillé, mais si je devais suivre de semblables idées, il y a bien longtemps que j'aurais pris le métro armé d'un fusil.

J'en parle car ce genre d'attitude est extrêmement révélateur : les gens, conscients de mal faire et d'être en tort, se défendent en agressant ceux qui, non pas les agressent, mais pourraient les agresser avec raison. On tient là le comble de la mauvaise foi, tellement courante dans notre espèce. Les gens râlent donc constamment, qu'ils soient en tort ou en position de force.

Date du décès de mon optimisme envers l'Humanité : 31 août 2008.


Humeur : Bancale
Dans les oreilles en écrivant : Saez - Varsovie
Dans les yeux dernièrement : The Dark Knight, Wall-E, tous deux très bons.

Par Robert Mudas - Publié dans : French Beauty
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus